28 mai 2022

MA5

DANS LES COULISSES DE L'OVALIE

DANS LE RÉTRO. Il y a 5 ans, Anthony Foley disparaissait

Munster
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Le 16 octobre 2016, l’entraîneur du Munster et ancienne gloire de l’Irlande, Anthony Foley, décédait à l’âge de 42 ans, endeuillant soudainement le monde du rugby. Mêlée à 5 souhaite aujourd’hui saluer sa mémoire.

Un week-end d’automne, par semaine basique pour tout professionnel du ballon ovale, Anthony Foley s’éteignait dans une chambre d’hôtel à Suresnes. Entraîneur en chef du Munster depuis 2014, après en avoir coaché les avants durant trois saisons, il préparait une rencontre primordiale sur la scène européenne face au Racing 92.

Une légende du Munster

Cette disparition soudaine a logiquement entraîné une vague d’hommages dans le monde du rugby. Capé à 62 reprises avec le XV du Trèfle (1995-2005) et capitaine emblématique du Munster, Anthony Foley a été la figure tutélaire d’une saison 2005-2006 historique pour la province du sud de l’Irlande. C’est lui qui, cette année là, souleva le premier trophée européen de l’histoire du club.

Ne souffrant au premier abord d’aucune maladie, Anthony Foley serait, selon l’autopsie, mort suite à un oedème aigu des poumons, probablement en lien avec un trouble du rythme cardiaque. Cette disparition rappelle à quel point, dans le monde du sport, la prévention de toute anomalie cardiaque est primordiale.

Des Haka émouvants

Lors d’un test match entre le Munster et les Maori All Blacks, on a eu le droit un vibrant haka. La capitaine de la sélection Maori, Ash Dixon, est venu déposer un maillot floqué « AF » au centre du terrain. Dans la foulée, c’est tout le staff qui a accompagné ses joueurs lors du fameux rituel, alors que la tradition ne le promeut pas.

Quelques jours plus tard, les joueurs du XV du Trèfle ont formé un « 8 » (numéro dans l’ancien international) durant le Haka des hommes de Kieran Read à Chicago. Comme un symbole, l’Irlande a décroché la première victoire de son histoire face à Nouvelle-Zélande.

Le XV du trèfle a formé un « 8 » en hommage à Foley durant le Haka à Chicago en 2016.

Monstre sacré d’une nation de rugby qui l’a vu grandir, et qui a pu se développer grâce à sa génération, Anthony Foley a laissé brutalement une équipe meurtrie, mais qui, pour l’honorer, a su se galvaniser par la suite.

Avec également Lomu, Collins ou van der Westhuisen, la décennie 2010 a copieusement rempli le carnet noir du rugby mondial. Aujourd’hui, le trophée de meilleur joueur européen de l’année est rebaptisé ‘Anthony Foley’. Une manière de saluer celui qui fut l’un des meilleurs troisième ligne en son temps, et un très grand meneur d’homme.

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