28 mai 2022

MA5

DANS LES COULISSES DE L'OVALIE

Top 10 des joueurs passés par Castres et Toulouse

Toulouse
Publicités

Ce samedi soir, le duel entre Castres et Toulouse marquera, à quelques jours près, le centenaire du premier derby entre les deux mastodontes du rugby méridional. Les ennemis jurés du Midi se livrent une lutte féroce au fil de leurs confrontations, n’hésitant pas à s’accaparer tour à tour leurs propres joueurs. Voici dix figures notables ayant porté les deux maillots.

À 21h, le volcanique affrontement entre le Stade Toulousain et le Castres Olympique, au stade Ernest Wallon, mettra en lumière le premier match du néo-toulousain Anthony Jelonch face à son ancien club. Comme lui, de nombreux joueurs ont suivi, au fil des décennies, la passerelle entre les deux voisins, séparés de quelques poignées de kilomètres. Pour le flanker tricolore, la tension sera sans doute à son comble. Et il devra se servir du vécu de quelques stars ayant déjà arpenté le terrain dans la peau de l’ennemi…

10. Richie Gray (Castres Olympique : 2013-2016 / Stade Toulousain : 2016-2020)

International écossais (68 sélections), le célèbre seconde ligne à la crinière blonde débarque à Castres à l’été 2013, au sortir d’une année mythique pour les Tarnais, vainqueurs du Top 14. Richie Gray ramène les siens en finale l’année suivante, mais le CO est malheureusement vaincu par des Toulonnais revanchards, lors du remake de la saison précédente.

Finalement, il lui faut attendre 2019 avant de soulever son premier Brennus, remporté avec le Stade Toulousain, qu’il a rejoint en 2016. Malgré des blessures à répétition, sa présence athlétique et son aisance aérienne en touche se sont avérées précieuses lors des matches couperets du Stade.

9. Yann David (Stade Toulousain : 2009 – 2018 / Castres Olympique : 2018 – 2021)

Formé à Bourgoin-Jallieu, Yann David débarque à seulement 21 ans dans la Ville Rose, pour concurrencer les incontournables Yannick Jauzion et Florian Fritz au poste de centre. Joueur généreux et puissant, l’international français (4 sélections) réussit peu à peu à se faire une place au sein de l’effectif pléthorique des Rouge et Noir.

Avec le Stade des années dorées de Guy Novès, il remporte la Coupe d’Europe en 2010, puis le Top 14 en 2011 et 2012. Après 9 saisons, il migre finalement chez le voisin castrais, où, pas épargné par les blessures, il ne dispute que 25 matchs en trois saisons. David, l’éternel talent, demeure un colosse aux pieds d’argiles.

8. Éric Artiguste (Stade Toulousain : 1993 – 1996 / Castres Olympique : 1996 – 2002)

Originaire de Lourdes, Éric Artiguste rejoint, en 1993, un Stade Toulousain au sommet de son art. Il forme ainsi une ligne de trois-quarts fantastique, avec les frères Carboneau, Deylaud, Mola, Ntamack, Castaignède… À Toulouse, le centre remporte trois titres consécutifs de champion de France, et, clou du spectacle, le tout premier trophée européen de l’histoire (1996), avant un départ prématuré au CO.

Dans le Tarn, il est l’un des atouts expérience d’une équipe irrégulière, mais avec laquelle il atteint deux fois la finale du Challenge Européen (1997 & 2000), sans pour autant parvenir à les hisser au sommet à l’échelon national. Après sa retraite sportive, le centre revient au Stade en tant qu’entraineur des jeunes pousses toulousaines. D’abord des Crabos, puis des Espoirs. En 2015, il emmènera d’ailleurs ces derniers jusqu’en finale de championnat de France.

7. Rémi Lamerat (Stade Toulousain : 2008 – 2011 / Castres Olympique : 2011 – 2016)

Oui, avant de devenir le char d’assaut castrais durant l’odyssée victorieuse de 2013, Rémi Lamerat a bien foulé la pelouse d’Ernest Wallon sous le maillot Rouge et Noir ! Formé sur les rives de la Garonne, il figure dans le groupe pro dès ses 20 ans, bien aidé par son gabarit, sa tonicité et sa capacité à casser les premiers plaquages adverses. Mais face à une rude concurrence au poste de centre, Lamerat finit pas faire ses valises.

Direction… Castres, à 50 km à vol d’oiseau. Le nouveau plan de jeu collant parfaitement à ses attributs de robustesse lui permet enfin de s’épanouir et de devenir une figure incontournable du projet tarnais. Ses solides prestations lui font même figurer fréquemment chez les Bleus (19 sélections).

6. Piula Faasalele (Castres Olympique : 2012 – 2016 / Stade Toulousain : 2016 – 2019)

Joueur polyvalent, pouvant jouer en seconde ou troisième ligne, Piula Faasalele est devenu une figure du Championnat de France grâce à ses deux expériences réussies chez les deux cadors occitans. Aujourd’hui à Perpignan, l’international samoan a forgé son savoir auprès des deux formations, qui ont accueilli à bras ouverts ses formidables qualités.

Excellent gratteur et performant dans les airs, ce véritable couteau suisse a été l’une des pièces maitresses du pack d’avants castrais en 2013. Il remportera un deuxième et nouveau Brennus, 6 ans plus tard, avec Toulouse. Club qu’il rejoint en 2016, la même année que son coéquipier Richie Gray et où sa grinta s’est avérée précieuse.

5. Ugo Mola (Stade Toulousain : 1990 – 1996 / Castres Olympique : 1997 – 2005)

S’il est aujourd’hui au centre des attentions, avec un statut de manager du club le plus titré de France, Ugo Mola a d’abord évolué à Toulouse, son club formateur, en tant que joueur. Ailier longiligne et virevoltant, il est l’une des figures de l’écrasante domination du Stade dans les années 90.

Il brigue trois fois le Brennus (94, 95, 96) et la toute première H-Cup, également en 1996. À l’intersaison 1997, après une pige raccourcie à Dax, Mola rejoint Castres et y reste jusqu’à la fin de sa carrière. International français (12 sélections), il est ensuite devenu tour à tour coach des deux écuries. Un véritable tryptique amoureux, entre l’enfant de Blagnac et les deux clubs de sa carrière.

4. Thomas Castaignède (Stade Toulousain : 1994 – 1997 / Castres Olympique : 1997 – 2000)

Le Petit Prince d’Ernest Wallon, dont l’élégance ballon en main en fit l’un des chouchous du public français, fut une source constante de convoitises. Alors que Toulouse, sur le toit de l’Europe et sur le trône du Championnat de France, était au sommet de son art, le grand patron de Castres, Pierre Fabre, est venu lui même chercher (en hélicoptère, raconte la légende) Thomas Castaignède en 1997. Déclenchant un peu plus la rengaine entre Stadistes et Olympiens.

Celui qui a inscrit un essai et un drop face à Cardiff lors de la toute première finale de Coupe d’Europe est considéré comme l’un des tout meilleurs trois-quarts de son temps, par sa science du jeu et sa capacité à franchir les lignes. Un véritable prodige, qui n’a pas su offrir de titres à Castres durant ses trois saisons dans le Tarn…

3. Iosefa Tekori (Castres Olympique : 2007 – 2013 / Stade Toulousain : 2013 – 2021)

Il est l’un des joueurs les plus capés de l’histoire du Top 14. Iosefa Tekori fut la clé de voute du pack castrais durant six saisons, qu’il conclut par un titre de champion de France en 2013, le premier depuis 20 ans. Avec son physique pantagruélique (1,98 m, 130 kg), l’international samoan (40 sélections) a accentué sa renommée en partant pour Toulouse.

Brillant dans le retour au premier plan du club haut-garonnais, il remporte à nouveau le Brennus en 2019, puis en 2021, année du fabuleux doublé Top 14 – Coupe d’Europe.

2. Jean-Jacques Larzabal (Stade Toulousain : … – 1948 / Castres Olympique : 1948 – …)

Pilier de légende des années 40, le natif d’Urrugne a été le tout premier transfuge entre les deux écuries voisines. Entre 1947 et 1950, Larzabal se forge un fabuleux palmarès, empochant un premier Brennus avec Toulouse (1947) avant d’en conquérir deux autres successivement avec Castres (1949, 1950).

« C’était un colosse, une force de la nature », rappelaient à La Dépêche ses frères d’armes, lors de sa disparition en 1999. Larzabal, terreur des mêlées comme l’atteste la légende, est sans doute l’un des tout meilleurs premières lignes de l’histoire des deux clubs. Un pionnier.

1. Antoine Dupont (Castres Olympique : 2014 – 2017 / Stade Toulousain : 2017 – …)

Rare sont les joueurs à faire autant l’unanimité sur un terrain. Antoine Dupont est un ovni. Une étoile filante qui a débuté sa carrière professionnelle à Castres, théâtre de son éclosion. Capable d’outrepasser son rôle de demi de mêlée pour se muter en celui de franchiseur, finisseur et dynamiteur des défenses adverses, le Ministre de l’intérieur, grand espoir à Castres, a pris une nouvelle dimension en s’engageant à Toulouse en 2017.

Propulsé titulaire chez les Bleus, le Bigourdan s’est moulé parfaitement au jeu attractif des hommes d’Ugo Mola, en devenant une pièce maîtresse. Danger incessant pour le bloc d’en face grâce à sa constante prise d’initiative, il est le facteur X des récents succès du Stade, redevenu le meilleur bastion d’Europe. Antoine Dupont pourrait encore frapper face à son ancien club, demain, lors d’énièmes retrouvailles.

Laisser un commentaire

Copyright © All rights reserved. ©MELEEA5 Newsphere by AF themes.