26 mai 2022

MA5

DANS LES COULISSES DE L'OVALIE

Top 14 : découvrez le XV type de la 8e journée

Stade Français
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C’est le rendez-vous du lundi. La rédaction de MÀ5 vous a concocté son équipe type du week-end de Top 14 ! West, ReinachMacalou : découvrez quels joueurs ont le plus brillé sur le terrain !

Pilier gauche : Vasil Kakovin (31 ans, Stade Français)

Il a renversé son vis-à-vis Demba Bamba et toute la mêlée lyonnaise lors de cette opposition de rugueux ! Vasil Kakovin, ancien du Racing 92 et de Toulouse, est venu encore une fois prouver qu’il est un sacré client en mêlée fermée.

Resté sur le pré durant une heure, le Géorgien a été l’un des artisans de la belle victoire du Stade Français face au LOU, qui a tout tenté pour inverser la vapeur, mais s’est heurté aux solides rocs du pack parisien. Kakovin s’annonce encore, par son activité dans le jeu courant et sa fiabilité en conquête, être un élément phare de l’équipe de Gonzalo Quesada cette saison.

Talonneur : Pierre Bourgarit (24 ans, Stade Rochelais)

Lui qui est l’un des grands absents de la liste des Bleus a donné une réponse limpide sur le terrain de Marcel Deflandre, ce dimanche. L’explositivité de Pierre Bourgarit ballon en main fait de lui un véritable poison pour les défenses adverses. Le Gersois s’est encore illustré dans le jeu courant, son point fort, et a montré ses progrès en touche face à l’alignement toulonnais.

Pointé du doigt pour ses prétendus mauvais agissements face aux arbitres, le jeune joueur de 24 ans doit à présent prouver qu’il est indispensable aux yeux du sélectionneur Fabien Galthié. Les prochaines semaines s’annoncent importantes, et la fusée Bourgarit pourrait être définitivement lancée.

Pilier droit : Charlie Faumuina (34 ans, Stade Toulousain)

Dans la démonstration de force du leader du Championnat contre Castres, Charlie Faumuina a encore étalé toute sa puissance, chargeant à foison au ras de la défense tarnaise. Laissé au repos la semaine passée, celui qui a décidé de prolonger le plaisir sur les terrains une saison de plus se révèle être encore un argument de poids dans les rangs toulousains.

Clé de voute de la mêlée Rouge et Noir, Faumuina s’illustre aussi par une forte activité au grattage et au plaquage : en bref, à 34 ans, l’international néo-zélandais n’est pas en restes, et va s’avérer précieux alors que Toulouse va perdre une douzaine d’internationaux pour plus d’un mois.

Seconde ligne : Johnny Dyer (29 ans, Biarritz Olympique)

Élu joueur du match par les supporters du BO, Johnny Dyer continue de se montrer indispensable au sein des promus, qui ont étrillé Brive ce week-end. Celui qui peut également évoluer en troisième ligne a encore déployé un énorme abattage. Réalisant dix plaquages, grattant quatre ballons sans être mis à la faute une seule fois, l’international fidjien (3 sélections) est en train de prendre toute la mesure du Top 14.

Lors de cette victoire précieuse et bonifiée contre un conccurent direct au maintien, Dyer a été indispensable aux quatre coins du terrain, donnant deux passes décisives et inscrivant son propre essai personnel en force (75e). Un match XXL pour celui qui apporte énormément d’impulsion à Biarritz.

Seconde ligne : Cyril Cazeaux (25 ans, Bordeaux-Bègles)

Tour de contrôle de l’armada girondine, qui joue les yeux dans les yeux avec l’ogre toulousain au classement, Cyril Cazeau peut se targuer d’avoir été au soutien de l’une des actions du week-end : une percée de Jalibert, 7 passes et une conclusion parfaite du deuxième ligne feintant admirablement la défense de Perpignan pour aller s’arracher dans l’en-but.

Non appelé en sélection, malgré une probante tournée en Australie, l’ancienne pépite de Dax s’affirme de plus au milieu des stars bordélo-béglaises, qui en font l’un de leurs joueurs majeurs. Impérial en touche, le joueur de 25 ans devrait voir bientôt ses efforts être récompensés s’il continue de suivre cette progression régulière et constante.

Troisième ligne : Arthur Iturria (27 ans, Clermont-Ferrand)

Dans le réveil du volcan clermontois, Arthur Iturria est l’un de ceux qui a allumé la mèche. Impérial dans les airs, privant les Palois de minutions précieuses, il a apporté beaucoup de dynamisme dans les ballons portés, mettant l’ASM dans l’avancée. Sans lui, Pau aurait sans doute eu une avance plus confortable à la pause.

C’est également lui qui inscrit le premier essai clermontois, en force dans le couloir (49′). Sans conteste le déclic du match. Iturria poursuit son retour au premier plan, et avec sa clairvoyance dans le jeu, Clermont pourrrait continuer de faire tomber quelques têtes lors de cette période entrecoupée par la trêve internationale. Où finalement, elle ne perd pas tant d’éléments.

Troisième ligne : Anthony Jelonch (25 ans, Stade Toulousain)

C’était son soir. Transféré cet été chez le voisin haut-garonnais après cinq ans passés sur les rives du Tarn, Anthony Jelonch retrouvait ses anciens coéquipiers ce week-end, pour l’une des affiches de la journée. Candidat au capitanat chez les Bleus, le troisième ligne a encore fait étalage de son impact : puissant au contact, très bon sauteur, défenseur hors pair.

Face au CO, il ne s’est pas laissé attendrir par le contexte, et s’est montré très efficace offensivement, mettant constamment le Stade dans l’avancée. Son bagage physique est un énorme plus pour Ugo Mola, qui devra pourtant trouver des alternatives lors des prochaines semaines, en raison de sa sélection en Équipe de France.

Troisième ligne : Sekou Macalou (26 ans, Stade Français)

Quelle générosité ! Avant de rejoindre les Bleus pour la série de Tests-matchs, Sekou Macalou a assuré à merveille son rôle de capitaine au sein du groupe parisien. Brillant derrière son pack, il a gagné 64 mètres ballon en main et a battu 3 défenseurs malgré du déchet en défense (5-7).

N’hésitant pas à dézonner pour aller jouer dans les extérieurs, son pêché gourmand et parfois salvateur lui a permis de soulager le Stade Français, parfois acculé dans son camp, en plaçant des courses tranchantes qui ont fait mal aux trois-quarts lyonnais. Véritable impact player, Macalou espère enfin confirmer sur la scène internationale lors des prochaines semaines.

Demi de mêlée : Cobus Reinach (31 ans, Montpellier)

Devant ses coéquipiers de la sélection sud-africaine, Cobus Reinach s’est montré insaisissable. Tout d’abord en inscrivant l’action en solo du week-end, arrachant le ballon à Tanga à la sortie d’une mêlée avant de prendre de vitesse les flèches racingmen (flashé à 36 km/h) pour inscrire un essai plein de brio sur cette course de 80 mètres. Et ainsi lui permettre signer un doublé.

Le demi de mêlée s’est également montré juste dans l’animation, variant entre le jeu au pied d’occupation et le travail de ses avants, et permettant ainsi aux siens de s’offrir une victoire prestigieuse. Un véritable général, qui risque de cruellement manquer au MHR lors de cette période de novembre. À Doan et Aprasidze de le faire oublier.

Demi d’ouverture : Ihaia West (29 ans, Stade Rochelais)

Quelle reconquête de West ! Auteur des deux premiers essais des Maritimes et (enfin) d’une prestation aboutie dans l’exercice du pied, ce dimanche face à Toulon pour son retour à la compétition, le Néo-zélandais a impressionné par une confiance retrouvée.

Inscrivant 24 points, West a porté le Stade Rochelais, faisant quelque peu oublier Pierre Popelin, belle surprise du début de saison au poste d’ouvreur. On ne demande qu’à le revoir enchaîner de telles prestations, après une dernière saison si irrégulière !

Ailier : Maxime Médard (34 ans, Stade Toulousain)

Inusable Max la Menace. La légende du Stade a inscrit son deuxième essai de la saison lors de l’éclatante victoire de Toulouse sur Castres. Le premier d’une longue série dans ce match, bien placé sur l’ouverture au pied de Ntamack (2e). C’est aussi son 87e ballon aplati en Top 14.

Outre cette satisfaction personnelle, l’ailier haut-garonnais s’est illustré par une propreté imparable sur les ballons hauts. Jamais pris à revers en défense, il a assuré à merveille dans les relances et dans le jeu au pied d’occupation (son arme fétiche), face à un bloc adverse à l’agonie et incessamment pris de vitesse sur les extérieurs.

Centre : Francis Sailli (30 ans, Biarritz Olympique)

Fer de lance de l’attaque biarrote depuis le début de saison, Francis Saili a livré une prestation étourdissante face à Brive. Le centre néo-zélandais a été derrière la ligne d’en-but par deux fois d’abord en filou (33e) puis en force (69e). Semant la zizanie dans le coeur de la défense corrézienne avec son compère de l’aile Henry Speight, il a également réalisé un geste de grande classe en servant son coéquipiers après contact, éliminant ainsi deux défenseurs.

Véritable métronome, Francis Sailli continue de se montrer précieux et impliqué au coeur du jeu du BO, qui ne peut décidément pas se passer de lui. Si la nouvelle recrue star Kuridrani parvient petit à petit à s’adapter aux rouages du Top 14, cette paire de centres 100% internationale pourrait faire des dégâts importants au fil des matchs.

Centre : Jean-Baptiste Dubié (31 ans, Bordeaux-Bègles)

Parfois absent du groupe de Christophe Urios, Jean-Baptiste Dubié s’est particulièrement illustré ce samedi sur la pelouse de Chaban-Delmas. Bien aidé par Lesgourgues et Buros, il a été l’un des joueurs les plus en vue offensivement.

S’il n’a pas marqué, il a constamment mis Bordeaux-Bègles dans l’avancée, qui s’est rendu la tâche facile contre Perpignan, monopolisant le ballon. À 32 ans, Dubié ne cesse de progresser sur le tard, et il ne serait pas anodin, malgré sa relative discrétion, de le voir continuer à briller durant les prochaines semaines. Sa fiabilité défensive apporte des garanties au staff girondin.

Ailier : Alivereti Raka (26 ans, Clermont-Ferrand)

La pépite franco-fidjienne a lâché les chevaux lors d’un époustouflant second acte, face à la Section Paloise. S’il s’est encore mué en finisseur d’élite, inscrivant un doublé en puissance, Raka s’est montré décisif sur l’essai d’Iturria, ainsi que sur celui de Dessaigne, où il a capté parfaitement la passe au pied de Parra.

Avec 14 courses, il s’est montré décisif, avançant de 101 mètres balle en main et battant 4 défenseurs. Dans les relances, Alivereti Raka est peut-être l’un des joueurs les plus tranchants de notre Championnat. Sa réussite actuelle va de pair avec la remontée de l’ASM.

Arrière : Kylian Hamdaoui (27 ans, Stade Rochelais)

Auteur d’un essai (30e) et de plusieurs courses tranchantes, Kylan Hamdaoui a encore régalé le public de Jean Bouin lors de précieuse victoire parisienne face au LOU. Le dernier rempart des Rose et Bleu ne s’est pas défilé face aux golgoth rhodaniens, répondant également présent face à la pression mise par les hommes de Pierre Mignoni.

Fiable dans les duels aériens, son dynamisme dans les lancements de jeu apporte une touche de virtuosité au jeu du Stade Français, parfois un peu trop stéréotypé (4 défenseurs battus, un franchissement). Perofrmant depuis le début de saison, Hamdaoui méritait enfin d’être récompensé dans le XV de la semaine, qui a encore une fois aligné une sacré armada.

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