28 mai 2022

MA5

DANS LES COULISSES DE L'OVALIE

Top 14 : découvrez le XV de la semaine de cette 9ème journée !

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C’est le rendez-vous après chaque week-end de Top 14, la rédaction de MA5 vous livre son traditionnel XV type.

Pilier gauche : Sacha Lotrian (21 ans, Perpignan)

Il a été un des grands artisans de la victoire perpignanaise face à La Rochelle. Pour sa quatrième titularisation de la saison, le solide pilier gauche de l’USAP, a crevé l’écran ce week-end. Peu effrayé par la rude tâche qui l’attendait, il s’est rendu disponible dans le jeu et infaillible en mêlée fermée.

Le trio de première ligne usapiste a même fait pénaliser à 2 reprises ses homologues vice-champions de France et d’Europe en début de partie, entrainant d’ailleurs un carton jaune contre Reda Wardi. L’international U20 français, récemment Oscarisé par le Midi Olympique (catégorie Espoirs), poursuit son ascension et mérite aujourd’hui sa place dans le XV.

Talonneur : Jérémie Maurouard ( 29 ans, Montpellier)

Après son exploit au Racing la semaine passée, Montpellier cherchait à confirmer face à un autre gros morceau du championnat : le LOU. Et c’est grâce à leur 8 de devant, que les Héraultais vont prendre l’avantage avant la demi-heure de jeu (27′). Après un nouveau gros effort en mêlée, l’arbitre décide d’accorder un essai de pénalité au MHR, récompensant ainsi le travail harassant des avants montpelliérains, Maurouard compris.

Impeccable au lancer et mobile sur le pré, l’inusable talonneur a signé une prestation XXL ô combien importante pour les siens, qui enchainent un deuxième succès de rang.

Pilier droit : Levan Chilachava (30 ans, Castres)

L’experience et la maitrise du « pilard » géorgien ont fait la différence dans l’affrontement face aux Brivistes. Imprenable dans le secteur de la mêlée, il a été la clé de voute de son paquet d’avants, qui a réussi à prendre le dessus sur son adversaire (dont on sait que c’est un point fort). Par 3 fois, il venait faire imploser son vis-a-vis Wesley Tapueluelu, jusqu’à l’exclusion temporaire de ce dernier.

Pour couronner le tout, Chilachava allait même venir inscrire un essai en force (28′). Dans le sillage de son seconde ligne Champion de Crespigny, il venait suivre et conclure une action initiée après une combinaison en touche. Décisif.

Seconde ligne : Boris Palu (25 ans, Racing 92)

Peut-être un peu jaloux de voir ses copains à Marcoussis, le seconde ligne international a sans doute voulu rappeler à Fabien Galthié qu’il pouvait compter sur lui si le besoin s’en ressentait. Dans ce gros choc du haut de tableau face au leader Toulousain, le Racingman a porté les siens vers un succès capital (27-18). Peu après le premier quart d’heure de jeu (18′), Palu, bien servi à hauteur par son jeune demi de mêlée Nolann Le Garrec, aplatit sous les poteaux pour son premier essai du soir.

Dans le deuxième acte, il doublera la mise exactement de la même manière (54′). Un quasi remake de sa première oeuvre qui permet aux Ciel et Blanc de l’emporter et à Palu de signer une masterclass individuelle.

Seconde ligne : Bastien Chalureau (29 ans, Montpellier)

Comme expliqué précédemment, si le combat commence devant comme on prête souvent à l’entendre, c’est dans ce secteur de jeu que les hommes de Philippe Saint-André ont d’abord mis les ingrédients. Aligné aux cotés du néophyte Bleu Flo Verhaeghe, l’association des deux double-mètres à permis aux locaux de gagner la bataille en conquête et de dominer leur adversaire du jour.

Titulaire 7 fois en 8 rencontres, l’ancien Toulousain s’affirme au fur et à mesure comme une pièce maitresse de l’effectif d’Altrad, qui grâce à lui peut rêver encore plus haut.

Troisième ligne aile : Guido Petti (26 ans, Bordeaux)

Il avait à coeur de soigner sa dernière avant de rejoindre le groupe composé par Mario Ledesma pour la Tournée d’automne. Face à l’ASM, l’international argentin a (comme à son habitude) été au coeur du combat. Sa capacité à tenir le ballon, à franchir et à faire jouer ses coéquipiers, s’est révélée précieuse pour la formation girondine. Celui qui banaliserait presque ses prestations de hautes volées par sa régularité a encore prouvé qu’il était l’un des hommes forts de notre championnat.

C’est une aubaine pour Christophe Urios de pouvoir le compter dans ses rangs car si l’UBB, nouveau leader, vise le Brennus, il pourra en tout cas s’appuyer sur son troisième ligne aile pour y arriver.

Troisième ligne centre : Facundo Isa (28 ans, RCT)

Sous un temps auquel la Cote d’Azur nous attend rarement, cette partie de water-rugby n’aura pas offert de grandes envolées. Alors pour s’en sortir, les Toulonnais ont pu compter sur leur puissant N°8, ou plutôt leur N°21. Remplaçant au début de la rencontre, Facundo Isa est entré sur la pelouse de Mayol peu avant la demi-heure de jeu après la sortie sur blessure de Lopeti Timani. Il n’en fallait pas plus au Puma pour prouver que sa présence et son aura décuple les forces des Varois.

1 minute après son arrivée, le troisième ligne centre trouve la terre promise après un départ de mêlée. Dans cette rencontre hachée et laborieuse, ce sera le seul et unique essai de la rencontre, celui synonyme de victoire et de sortie de zone rouge pour les hommes du président Lemaitre.

Troisième ligne aile : Damien Chouly (35 ans, Perpignan)

Le papa du pack usapiste. Véritable leader, l’ancien clermontois a apporté beaucoup de sérénité chez les avants Catalans. À 35 ans, le vétéran a prouvé une nouvelle fois qu’il n’était pas en reste. Bien loin de trainer la patte, il a même montré l’exemple aux jeunots. Avec 18 placages à son actif, son abattage à tout simplement été monstrueux durant la rencontre.

Le troisième ligne et capitaine « Sang et Or », a dominé dans les airs et au sol, en chipant respectivement deux ballons aux Maritimes dans chaque secteur de jeu. Facteur X de la formation perpignanaise, il a ouvert la voie royale à ses coéquipiers.

Demi de mêlée : Nolann Le Garrec (19 ans, Racing 92)

Il est l’un des phénomènes du Top 14. À seulement 19 ans, le jeune demi de mêlée du Racing enchaîne les performances de grande classe. Le Breton n’a pas froid aux yeux : justesse, gestion du rythme, il a quasiment déjà tout d’un grand. Comme son partenaire Boris Palu, il a lui aussi indiqué la marche à suivre à ses coéquipiers qui ont déroulé en deuxième période.

Au retour des vestiaires, cerise sur le gâteau, le numéro 9 s’offre un essai de grande classe, en soliste. Après avoir récupéré un ballon en fond de touche, il enrhume d’une feinte de la moustache (qu’il n’a pas encore) son homologue Alexi Bales et Nanai Williams. Magistral. Avec l’absence de longue durée de Teddy Iribaren, l’international U20 devrait se voir offrir beaucoup plus de minutes que prévues et ce n’est pas pour nous déplaire tant il est un plaisir pour les yeux !

Demi d’ouverture : Francois Trinh-Duc (34 ans, Bordeaux)

François, le vieux briscard, n’a visiblement pas encore fini de nous régaler. Titulaire à seulement 7 reprises depuis février 2020, tout n’a pas été rose pour le vice-champion du Monde, d’abord au Racing, puis à l’UBB où il est arrivé à l’intersaison dernière. Venu en tant que doublure du prodige Matthieu Jalibert, FTD n’avait dû se contenter jusqu’à lors que de bouts de matchs, au maximum 20 minutes (hormis à Castres où il avait disputé une mi-temps). Cette fois, en l’absence du titulaire du poste retenu à Marcoussis et face à la difficulté de Seuteni à gérer la rencontre, Trinh-Duc est rentré dès le début du second acte avec une mission : faire basculer le match.

Ce qu’il a réussi à merveille. Adroit au pied, convertissant pénalités et transformations, l’ouvreur nous a même crédité d’un drop magnifique ! Mais outre sa botte, c’est sa vista et sa rigueur qui ont permis de remettre les Bordelais dans le match. Menés à la pause (5-6), son entrée a permis d’inverser la vapeur (25-9), chapeau maestro !

Ailier : Bautista Delguy (24 ans, Perpignan)

Insaisissable et déchaîné, le feu follet argentin avait visiblement faim de ballon en ce samedi après-midi. Véritable pile électrique, il n’a cessé de se proposer tout au long de la partie, d’abord en vain, puis ensuite pour de bon quand les situations commençaient à se débloquer. S’il a passé les 40 premières minutes à défendre, Delguy n’a pas rechigné et a même été le premier à aller au « maille », participant à l’effort collectif tel un neuvième avant.

Mais ce qu’on retiendra surtout, c’est son plaquage salvateur sur Kevin Gourdon avant la mi-temps. Un retour héroïque qui empêche les Maritimes de frapper les premiers et qui permet aux Catalans d’amorcer un contre de 80 mètres qui fera mouche.

Centre : Nathan Decron (23 ans, Pau)

Dans l’âpre duel face au Stade Français, les Palois ont pu compter sur la rugueuse défense de leur trois-quart centre. Étincelant dans cet exercice, l’ancien agenais s’est illustré par 6 placages au cours de la rencontre. Une activité titanesque qui a maintenu les Bearnais à flots et qui leur a permis d’empocher la victoire finale (18-9). Dans l’ombre de son meneur Zach Henry, Decron s’est engagé à 100% dans la bataille et méritait d’être récompensé.

La jeune recrue, arrivée à Pau lors de l’été dernier, se révèle être une excellente pioche pour son manager Sébastien Piqueronies. Dur sur l’homme, prenant part aux taches ingrates, l’explosif N°12 de 23 ans fait son trou peu à peu et se révèle aujourd’hui être l’une des pierres angulaires des « Verts » (titulaire 7 fois en 8 journées).

Centre : Afusipa Taumoepeau (31 ans, USAP)

La star de cette journée, c’est bien lui ! Le centre Catalan a été l’homme du match, dans l’exploit du week-end ! Auteur d’un triplé, il a trouvé par trois fois la brèche dans la défense rochelaise. D’abord sur un contre fulgurant rondement mené par la ligne de trois-quarts perpignanaise, où magnifiquement servi par son arrière Dubois, il allait filer à dame pour conclure (39′). Puis, en étant au soutien de la percée de son numéro 8 Mamea-Lemalu (50′), avant de recevoir sur l’extérieur une passe sautée de la part de Tedder, qui venait sceller son coup du chapeau (70′).

Un jour historique pour celui qui n’avait plus retrouver le chemin de l’en-but depuis un soir de février dernier face à Angoulême. Si Taumeopeau voit triple, son club lui voit surtout l’occasion de se relancer, et peut remercier l’ancien castrais.

Ailier : Geoffrey Palis (30 ans, Castres)

À Pierre-Fabre, l’ailier du CO fêtait ce week-end son 150ème match sous la tunique bleue. Et pour célébrer cet événement, quoi de mieux qu’un essai ? Visiblement, rien. La terreur tarnaise, qui a par ailleurs prolongé jusqu’en 2024, ne s’est pas privé d’ajouter sa pierre à l’édifice pour bâtir le succès des siens face à de valeureux Brivistes. Dans un style bien à lui, l’international français est venu convertir un magnifique travail de Thomas Combezou en points concrets.

Après que son capitaine ait navigué dans la défense adverse, tantôt d’un coté puis de l’autre, Palis s’est proposé dans un trou de souris, et a su faire la différence notamment grâce à sa vitesse face à des avants en sortie de mêlée (59′). Véritable finisseur, animal à sang froid, il ne lui faut pas 10 occasions pour briller. L’efficacité c’est sa marque de fabrique, et il l’a encore prouvé.

Arrière : Max Spring (20 ans, Racing 92)

Nolann Le Garrec n’a pas été le seul Racingman a surnagé dans cette rencontre face à l’ogre toulousain, son pote de l’arrière s’est lui aussi montré à son avantage. Titularisé pour la deuxième fois consécutive, le numéro 15 du Racing avait déjà tenu la baraque la semaine passée face à Montpellier et il a récidivé ce week-end contre Toulouse.

Efficace sous les ballons hauts, Max Spring s’est imposé plusieurs fois dans les airs face à des adversaires pourtant plus aguerris. Également très à l’aise dans le jeu au pied et dans l’occupation du terrain, la pépite Nanterienne a fait preuve d’une vraie force de caractère et démontré que la jeune garde du Racing avait de beaux jours devant elle.

Le XV :

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