28 mai 2022

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DANS LES COULISSES DE L'OVALIE

Tests-matchs : Ces trois menaces dont les Bleus feraient bien de se méfier face à la Géorgie

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Ce dimanche (14h), la France va affronter pour la première fois depuis 14 ans la Géorgie, 12e nation mondiale. Peu habituée aux joutes internationales, la sélection caucasienne possède pourtant dans ses rangs des éléments qui ont su s’imposer dans les meilleures franchises européennes. Point de repères sur trois Lelos qui pourraient faire mal aux Bleus.

Beka Saghinadze (23 ans, 21 sélections)

Quelle agressivité ! Dans le sillage des grands troisièmes lignes géorgiens (Mamuka Gorgodze pour ne citer que lui), Beka Saghinadze rayonne dans le pack lyonnais depuis le début de saison. 4e du Top 14, la formation rhodanienne a frappé un grand coup mi-octobre en faisant tomber Toulouse au Stade Gerland.

Brillant par son abattage, Saghinadze avait été alors l’homme du match contre les champions de France et d’Europe, tant par sa disponibilité dans le jeu courant (12 courses, 39 mètres gagnés et un essai en solitaire) qu’en défense (19 plaquages).

Formé dans l’air cantalais, l’ex d’Aurillac (2018 – 2021) est devenu une référence en Pro D2, alliant à merveille son bagage physique et une intelligence dans le placement défensif, dans les courses de soutien. Les caractéristiques d’un ancien lutteur de haut niveau. Dur sur l’homme, Saghinadze a surtout la tête bien faite. Le roc du LOU, sans doute le meilleur joueur du club depuis le début de saison, compte bien rivaliser face à la robustesse tricolore menée par Jelonch ou Alldritt.

Davit Niniashvili (19 ans, 7 sélections)

Il est en passe de devenir le premier trois-quarts aile géorgien à se faire un nom dans l’Hexagone. Niniashvili, le deuxième lyonnais de cette liste (et au passage, colocataire de Saghinadze), est de la trempe des très grands. Pouvant occuper l’aile ou l’arrière, ce gabarit longiligne (1,85m, 86 kg) tire sa force de sa vivacité et de ses appuis déroutants.

Adoubé par son coach Pierre Mignoni, qui le décrit comme un joueur exceptionnel, le natif de Khvamli, débarqué dans la capitale des Gaules cet été, a déjà disputé 7 rencontres de Top 14 depuis septembre, pour 3 titularisations.

Performant dans les relances, le jeunot de 19 ans, décrit comme « talentueux et discret » par son compère du centre Thibaut Regard, apporte une touche de folie au jeu toujours très dru des Lelos. Grâce à l’émergence d’une ligne arrière enfin compétitive, la mutation est en train de s’opérer. Niniashvili est un ovni. Gare à lui et ses courses électriques.

Beka Gigashvili (29 ans, 23 sélections)

Ce dimanche, l’habituel pilier droit, que l’on a même vu débuter avec Toulon comme talonneur face La Rochelle, va porter le numéro 1 contre les Bleus ! Face à Uini Atonio, le gaucher de procuration aura fort à faire en mêlée fermée, mais nul doute qu’il ne cèdera pas face à la pression. L’ancien international irlandais Bernard Jackman le juge comme étant « le meilleur pilier du Top 14 en mêlée fermée ». Et sans doute de loin.

Sur de lui, Gigashvili, première ligne anormalement polyvalent, est l’une des pièces maîtresses du pack géorgien, qui roule sur les adversaires du Tournoi des Six Nations B (Espagne, Portugal, Russie…) depuis plusieurs années. Il y a 10 ans, il ignorait pourtant tout du rugby, mais son gabarit taillé (1,79 m, 117 kg), faisant de lui un véritable char d’assaut en conquête, l’a vite appelé aux combats du pré : il signe au RC Batoumi, bastion national en 2013.

Repéré par Chambéry deux ans plus tard, le natif de Tbilissi suit une trajectoire logique en signant ensuite à Grenoble en 2017, avant de rejoindre Toulon. Son explosivité et son endurance marque ses adversaires directs, usés par tant d’impact. Atonio, Marchand et Baille n’ont qu’à bien se tenir : il y a un « giga » client dans les rangs d’en face.

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